Retour sur le Festival du Premier Roman

Je crois que je n’ai pas les mots. Je n’ai pas les mots pour vous dire combien j’ai été surprise.

Surprise de l’écho du Festival sur lequel nous avons travaillé toute l’année avec Anne-Sophie et Céline.

Surprise du nombre de personne qui sont venues de leur plein grée écouter des tables rondes aux sujets variés, discuter des premiers romans avec leurs auteurs. Le besoin de parler s’est fait ressentir ce weekend, la littérature c’est aussi une question de politique et en cette période plutôt sombre les débats, les discussions se sont entremêlées, chacun y allait de son mot, de sa touche personnelle, de son inquiétude.

Le festival du Premier roman de Laval a la particularité de faire intervenir tous ses auteurs autour de tables rondes de café littéraire. Il se refuse à être une foire du livre et c’est là le secret de sa réussite. Comme je faisais partie de l’organisation, je n’ai pas pu voir tout les cafés littéraires et tables rondes cependant j’ai vu une table ronde : « Des mots pour la paix ». La salle était comble et nous étions dimanche matin à 10h30. C’est sans doute le café littéraire le plus émouvant que j’aie jamais écouté.

Sorj Chalandon ; « La paix c’est asseoir avec le salaud qui est en face »

 

 » On me reproche d’être resté en Algérie. Alors sur le pardon je dis. Je dis : je suis désolé pour vos blessures, pour votre jambe. Et vous savez je suis entier, je n’ai pas de blessures apparentes, j’ai vu mon père enfant se faire piétiner par des militaires alors me pardonnez vous, vous aussi ? ». Yahia Belaskri.

J’ai vu ce weekend quelque chose d’exceptionnel qu’en tant que libraire je n’avais jamais eu l’occasion de voir, un rassemblement, une force qui se dégage. Quand on me disait que la littérature avait une force je n’y croyais pas ou plus vraiment. J’ai eu la preuve qu’on me disait vrai, que la littérature n’est pas juste un conglomérat d’élitistes comme on l’habitude de le croire.

C’était incroyable, de voir tout ce monde, qui ne faiblissait aucunement , qui assistait avec une curiosité aux cafés littéraires. Alors oui le livre peut quelque chose encore, oui la littérature n’est pas morte, oui on est capable de réunir des gens autour d’un livre. Cessons donc de nous morfondre sur la littérature : elle a un avenir…

« Est ce que c’est nous qui prenons le destin ou le destin qui nous prend ?  » Guy Boley

 

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