Le quart d’heure du Mercredi

Chose promise, chose due. Trois photos valent mieux qu’un long discours.

« Le premier roman est toujours signé d’un nom inconnu.

Lorsque nous ouvrons le paquet de l’éditeur qui le renferme, nous critiques et jurés, il ne nous dit rien car aucune légende

ne le précède. Il nous arrive vierge au début de l’été. Pas de rumeur flatteuse, pas d’avocat, pas de chevau-léger. Il est nu et ne demande qu’à s’offrir à ses tous premiers lecteurs. Son nom, son titre, son visage ne nous disent rien. De quelle secrète énergie doit-il être animé, à quel feuintérieur doit-il se consumer, pour sortir de sa boîte et s’imposer…. » Pierre Assouline.
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Havre Nuit d’Astrid Manfredi

Quand on l’a reçu au bureau, il y a quelques semaines, j’avais déjà envie de le lire.
J’ai beaucoup aimé son premier roman La petite Barbare et cette fois c’est au Havre qu’elle nous emmène.

L’histoire est écrite à la deuxième personne du singulier : « Tu », ainsi on suit à la fois Laslo Cozac, un jeune homme assez peu fréquentable aux armes de séduction redoutable, Alice une inspectrice terne qui aurait à voir avec cet homme, leurs famille respective, leur entourage proche.

Mais surtout et aussi, une jeune narratrice qui prend Laslo Cozac en stop lors de la nuit du réveillon, l’emmène en dans une soirée d’amis d’amis et échappe à une mort certaine si elle avait été blonde.

J’ai beaucoup aimé la psychologie des personnages, le jeu à la deuxième personne du pluriel, beaucoup plus subtil que son premier roman.
Si vous aimez Bashung… Cette histoire est pour vous.

… Si vous avez rien à lire pour un trajet en train ou en avion… En deux heures c’est dévoré.

HavreNuit