Le quart d’heure de la semaine

Depuis quelques semaines tout s’accélère : le festival approche à grand pas. Et il faut rédiger les plannings pour les scolaires, pour les intervenants (auteurs ainsi que pour les comédiens qui interviennent). Anne Sophie s’occupe des plannings également des bénévoles et de nous autres. Le dernier évènement du mois de Mars était une rencontre avec Eduardo Garcia Aquilar, un professeur colombien qui intervenait autour de la culture en Colombie à l’office de Tourisme de la ville.

Pendant ce temps, les programmes sont distribués, imprimés, envoyés à nos mailings, les lauréats du concours d’écriture sont choisis, contactés, ils auront chacun leurs prix au festival… Tout se prépare dans l’ombre…Avant le festival du 27 au 30 Avril, entre les deux tours des élections présidentielles.

Je me suis également rendue à la dernière rencontre de Marlène avec ses lecteurs de Craon au sud du département pour la fin de son atelier d’écriture. J’ai dépanné M’Lire qui n’avait pas de libraire. Je suis redevenue libraire l’espace d’une demi-heure. Puis j’ai renfilé mes baskets et on est repartie vers Laval. Les ateliers lectures touchent à leurs fins.Le mien : le FJT Pierre de Coubertin a quasiment fini son livre et c’est avec une pointe de tristesse qu’avec Anne nous terminons le livre Ce qui nous sépare d’Anne Collongues. Non pas parce que le livre va nous manquer. Anne Collongues me pardonnera de ne plus jamais vouloir entendre parler de RER.  L’énergie joyeuse de notre petit groupe va clairement me manquer.

On communique, on choisi nos mots pour expliquer en quoi c’est important un festival de Primo Romanciers… Et en parallèle quand les journées sont plus creuses, j’arpente les sites d’éditeurs à la recherche des nouveaux premiers romans pour l’édition 2018 (en attendant le livre hebdo…), d’ailleurs je me demande pourquoi dans la littérature française sur les sites des éditeurs il n’y aurait pas un encart premiers romans, ça m’économiserait pas mal de temps. Avec les bénévoles on a déjà nos nouveaux favoris et on est pas toujours d’accord sur tout.

Promis, je vous mets la vitrine en photo prochainement… Mais pour le moment feuilletez  donc le programme :

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Ce qui nous sépare d’Anne Collongues

Autant vous le dire tout de suite : j’ai lu ce livre au moins 5 fois. Donc mon avis entre le moment où je l’ai lu et maintenant diffère un peu.

Résumé

Un soir d’hiver, dans un RER qui traverse la capitale et file vers une lointaine banlieue au nord-ouest de Paris. Réunis dans une voiture, sept passagers sont plongés dans leurs rêveries, leurs souvenirs ou leurs préoccupations. Marie s’est jetée dans le train comme on fuit le chagrin ; Alain, qui vient de s’installer à Paris, va retrouver quelqu’un qui lui est cher ; Cigarette est revenue aider ses parents à la caisse du bar-PMU de son enfance ; Chérif rentre dans sa cité après sa journée de travail ; Laura se dirige comme tous les mardis vers une clinique ; Liad arrive d’Israël ; Frank rejoint son pavillon de banlieue.

Le lecteur suit en huis clos, ces sept personnages, on oscille entre les flash backs que chacun se fait sur sa vie. L’écriture d’Anne Collongues est très fluide et l’on s’attache à certains personnages, d’autres moins. Le suspense est maintenu jusqu’à la fin grâce au jeu du narrateur omniscient.

C’est un bon premier roman mais, pour l’avoir lu cinq fois, le lire en atelier lecture, autant le dire, je ne suis plus autant attachée qu’au départ. Je l’ai trouvé bon mais les personnages parfois manquent de réalité tant ils ont été travaillés. Le roman manque de spontanéité parfois.

J’ai cependant aimé les changements de personnages et le fait de le lire en atelier nous a permis d’aborder pas mal de sujets avec les jeunes de pierre de Coubertin. (et pendant ces ateliers je me dis souvent que ce livre on devrait l’appeler ce qui nous rassemble..)

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L’été des Charognes de Simon Johannin

Avec nos serials bénévoles,on commence notre crime qui est de lire les premiers romans sortis entre octobre 2016 et Aout 2017.

Il fallait réellement que je vous parle de celui-ci. Pour le moment nous sommes unanimes, ce roman a quelque chose.

Le jeune narrateur raconte un été dans son village de campagne, ne lésinant sur aucun détails sordides et dans une langue assez singulière (multipliant les fautes de syntaxes et d’orthographes).

Ce premier roman dégage quelque chose de très puissant à travers ce quotidien, nous lecteurs avons l’impression d’y être et d’assister en spectateurs à ce décharnement… Ce livre est très court et pourtant il a un impact très fort.

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Perrine Le Querrec – L’apparition

C’est presque la fin de la saison, quelle superbe découverte que Perrine Le Querrec. Carte blanche de Marlène Tissot, l’auteure en résidence.

A travers une langue des plus singulières, Perrine Le Querrec nous emmène dans le petit village d’ici bas où trois jeunes filles Petra, Pierra, Pierrette sont sujettes à d’étranges phénomènes. Elles ont des apparitions et sont prises de convulsions, elles ne sentent pas les coups qu’on leur assènent, tout ceci ressemble à un miracle.

Au milieu des montagnes et d’une ruralité, on assiste à une violence contrôlée et médiatisée.

NB : cette histoire est tirée de faits réels.

Excellent roman à l’écriture singulière.

l'apparition

 

Seuls Le Film

La bande dessinée Seuls est l’une des rares BDs que je suis depuis le début.

L’histoire : cinq enfants se retrouvent seuls dans la ville de Fortville, plus personne ne répond, ils sont au milieu de nulle part.. Plus de réseaux, internet est coupé, tout est vide.. On va suivre Camille, Léila, Dodji, Terry et Yvan dans des aventures de plus en plus sombres.

La série compte pour le moment 10 tomes, malheureusement depuis le tome 9 et 10 je trouve que la série perd un peu son sens, ou je ne parviens pas à voir ou les scénaristes veulent en venir..

L’adaptation cinématographique : Excellente, certaines adaptations filmées sont souvent sujettes à débats, cependant réussir à adapter seuls en respectant l’essence même de la BD c’était quand même un sacré défi. Un défi à la fois graphique, comment respecter ce que les enfants découvrent sans trahir la BD. Donc mon conseil c’est foncez le voir !

L’autre avis : j’y suis allée avec un ami qui n’a pas lu la BD, pour lui la rupture au milieu (celle qu’on apprend également non pas dans le premier tome mais dans les suivants) l’a perturbé et il a trouvé ça très sombre.