Silo-Origines Hugh Howey

silo

Un peu de science fiction, il y a un long moment j’avais lu le premier tome de Silo et je me souviens l’avoir beaucoup aimé. L’autre jour, je cherchais autre chose que la littérature contemporaine française et j’ai décidé de me tourner vers un genre un plus réconfortant (même s’il faut bien l’avouer Silo c’est très sombre), la science fiction.

Cette fois, on retourne en 2049, deux ans avant la fin du monde telle que nous le connaissons et l’on assiste à la construction de l’ensemble des Silos, (je vous rappelle que nous avons dans le tome précédent laissé Juliette entrer dans son silo voisin et qu’elle a découvert Solo), la raison pour laquelle ils sont construits, on suit Donald, l’un des gouverneur d’un état et ses comparses dans cette grand et machiavélique machination. Cependant le personnage de Donald est beaucoup plus complexe, lui aussi est victime d’un système dont il ne saisit pas tout.  En parallèle du Silo 1 un on assiste à l’évolution des autres silos. Cela ressemble à un préquel, mais finalement, il prend tous son sens au fur et à mesure, je l’ai beaucoup aimé, je l’ai trouvé intéressant, l’histoire m’a happé, je l’ai lu en deux ou trois jours… Je crois que je vais m’acheter le suivant très rapidement…

Quelle respiration : 19/20 🙂

 

Publicités

Cartographie de l’oubli de Niels Labuzan

cartographiedeloubli

1889 : Jakob Ackermann et tout un régiment de soldat mettent en place les prémices de la colonisation allemande en Namibibie, ce sera l’un des premiers génocides allemands, oublié de la mémoire collective, on assiste à la montée en puissance d’une allemagne coloniale sans merci.
2004 : Un jeune homme métis est à la recherche de son passé, lors de la commémoration du génocide Hereros. Son métissage et son histoire a un rapport avec l’Histoire.

Mon avis : Bien que la plume de Labuzan soit consensuelle, j’ai trouvé le sujet abordé excellent, l’angle sous lequel l’Histoire est amené m’a convaincu, le principe de déresponsabilisation de ce soldat allemand (que j’ai fini par prendre presque en pitié bien que finalement il se laisse toujours faire) Jakob Ackermann, le rapport entre lui et l’histoire. Je crois aussi que ce sujet m’a beaucoup intéressé car finalement on en apprend beaucoup sur les prémices de camps de concentration, la Namibie a été un laboratoire avant la seconde guerre mondiale, ce jeune homme à la recherche de son passé également.
J’avais déjà abordé la déresponsabilisation dans un article plus ancien, celui sur Haliena Birenbaum, L’espoir est le dernier à mourir.

Note sur 10 : 8,5

Le quart d’heure du mercredi #4

Je sais on est jeudi matin mais j’ai des excuses, hier je n’ai pas pu le faire, donc j’en profite pour le faire maintenant.

Donc voyons voir qu’est ce que j’aie fait d’intéressant depuis mercredi dernier, comme je l’ai dit je coordonne et anime des ateliers lecture, donc cette semaine je me suis rendue à celui que j’anime au F.J.T de Laval, on lit Ce qui nous sépare d’Anne Collongues chez Actes Sud.

C’est drôle de relire un roman à haute voix, surtout que comme celui-ci aborde une multitude de sujet et comme mes camarades de cet atelier viennent d’horizon très différents, de pays parfois lointains (la Colombie) c’est intéressant de voir comme nos interprétations peuvent être différentes.

Mardi matin je me suis rendue à Renazé pour un atelier avec un E.S.A.T j’ai assisté à la séance de présentation (le moment où l’on présente des livres et le groupe fait le choix du livre qu’il va lire pour rencontrer l’auteur au festival). Ils ont choisi Ce qui nous sépare eux aussi.

Je continue de répertorier tous les premiers romans qui sortent cette année. (pour le comité de lecture et demander aux éditeurs les livres, on en a déjà reçu une quinzaine).

Mardi soir, sur France Bleu, il y a deux minutes consacrée à un auteur du festival ou de la saison littéraire, j’ai présenté de Et rien qui ne sort des bouches de Guillaume Brandebourg publié chez d’Ores et déjà.

Cet après midi je me rends à la maison d’arrêt pour la séance de présentation. (anecdote cocasse ; la bénévole avec qui je m’y rend n’a lu qu’un livre sur les 4 qu’on présente et sa camarade que je remplace n’en a lu aucun ).

Je voulais juste faire le constat de cet après midi là à la maison d’arrêt, c’était la première fois que je rentrais dans une prison, je n’y avais jamais mis les pieds.

Avec M. la bénévole nous avons franchi la première porte blindée, traversé la cour, franchi une seconde porte, puis on a du donner nos carte d’identités, évidemment avant de rentrer dans une prison on vérifie nos casiers judiciaires.

On a passé le portique suivant, sans portable, sans rien d’autre que nos quatre livres à présenter et les carnets. Là on a encore passer deux portes : dans le sas de l’entrée, il y avait encore une porte mais cette fois avec des barreaux. Et là M et R m’ont demandé si ici ce n’était pas impressionnant.

Non le côté impressionnant quand nous sommes montés et la à côté de ce qu’il appelle l’école j’ai vu toutes les portes des cellules d’en haut et ça oui c’était bizarre, j’avais l’impression d’être dans une sorte de grande ferme industrielle où l’on parquait des gens et ça m’a fait frissonner. Oui là c’était bizarre.

L’atelier a eu lieu dans une pièce qui s’appelle l’école, une quinzaine de personne était là pour nous écouter parler des livres. Après tout quand la seule perspective qu’on doit avoir sur l’extérieur est une fenêtre, les livres en apportent bien plus, ils ont décidés de partir au Cameroun avec Blick Bassy et Le Moabi Cinéma, histoire d’avoir une fenêtre plus grande sans doute.

La carte des ateliers lecture ci dessous

carte-mayenne-9

Bonne journée

A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures

Myrtille

=

Et rien qui ne sort des bouches de G.Brandebourg

Issu d’un village lorrain ouvrier, le narrateur se retrouve contraint de retourner voir ses parents à la suite de la mort de son frère.

Décédé d’un accident de travail. Là-bas la vie entière tourne autour de l’usine, elle a la place de la seconde femme, l’odeur, le bruit des machines et rien d’autre, c’est dans une langue poétique et en cadence que Guillaume Brandebourg revient sur son frère qu’il ne comprend pas, qui a fait le choix de rester alors que lui a choisi de partir, il fait part de son incompréhension de ce milieu.

L’accident de son frère lui rappellera sans cesse son choix, sa volonté de partir, son incompréhension; la mort d’un frère et d’un enfant, le deuil de la vie qu’il n’a pas pu avoir.

Un étrange roman, empreint d’une profonde mélancolie, qui traite de nos choix de vies ainsi que de la place du travail dans notre quotidien et comment celui ci peut parfois devenir un véritable poison.

Extrait page 65 : « Ce n’était pas un grand homme, c’était une fourmi ,un misérable et minuscule insecte, qui vivotait dans l’immense fourmilière et qui obéissait aux lois décidées par celle-ci, aplati sous le poids de sa charge »…

etrienquinesort

Hors Sujet-Mais comment tu fais

Ma vie sans écran.

Il y a quasiment deux mois j’ai ébouillanté mon ordinateur en reversant une tisane au citron sur le clavier. Depuis je n’ai pas racheté d’ordinateur, je ne possède pas de télévision, je dispose d’un smartphone et j’ai une bibliothèque qui prend de plus en plus de place. Pour la petite histoire, j’ai hésité à m’en procurer un nouveau et puis finalement ; j’ai laissé tomber cette idée.

Pourquoi ?

  • Parce que c’est chronophage et que finalement quand j’avais un ordinateur, je passais mon temps à : regarder The big bang Theory et des épisodes que j’avais déjà vu au moins 20 fois pour la plupart, aller regarder des vidéos inutiles sur Youtube, lire des articles peoples qui ne m’apportaient strictement rien, ne pas écrire sur mon blog, trainer sur facebook, sur twitter, regarder mes emails sans vraiment y répondre.
  • Je dors mieux, beaucoup mieux depuis que je n’ai plus d’ordinateur également.
  • Je me sens moins oppressée et j’observe ce monde courir après le temps en souriant. D’ailleurs j’ai voulu tester une tendance à la mode qui consiste à se lever à cinq heures du matin : j’ai constaté plutôt amusé que ça ne me servait à rien de me lever à cinq heures quand on commence à 9h..
  • En fait je crois que je suis très contente de l’avoir cassé cet ordinateur, je suis revenu à l’essentiel, aux rencontres simples, aux initiations à la salsa, aux événements littéraires, à ce qui se passe dans la ville, au sport, à la marche, à la lecture (si j’ai pu lire 23 livres en deux mois ce n’est pas par hasard) .
  • Bref je ne vous invite pas à faire ébouillanter votre ordinateur mais juste à y réfléchir, le temps que l’on passe derrière un écran…
  • dscn4960

Le quart d’heure du mercredi

Mercredi 4 Janvier

Bonne année !

Me voilà revenu à l’association depuis hier, entre temps je suis partie faire un séjour adapté comme ce que je fais l’été souvent.

Ce matin au bureau je fais des recherches bibliographiques pour l’un des plateaux du festival, il doit s’agir de la littérature du réel et un plateau sur l’amour.Alors du coup je cherche, je cherche mais point ne trouve, il y a l’auteur de Dieu Allah moi et les autres qui viendra, au moins un sur trois, pour l’amour, aie, c’est compliqué.

C’est plutôt compliqué de trouver des livres sur un sujet aussi vague et vaste que la littérature du réel.

L’auteur en résidence est choisi, il viendra au festival en Avril. Demain matin je vais faire de la mise sous pli. La semaine prochaine je retourne animer mon atelier lecture dans le FJT, on lit Ce qui nous sépare d’Anne Collongues, je vais également accompagner deux autres bénévoles à la séance de présentation dans un ESAT et la maison d’arrêt, j’espère que le Cas Anunziatto sera choisi.

J’ai eu le temps de lire un peu pendant les vacances , A la fin le Silence de Laurence Tardieu, Enfants du diable de Liliana Lazar et le Bon fils de Denis Michelis.

En ce moment je lis Cartographie de l’oubli de Niels Labuzan et Chanson Douce de Slimani