Enfants du diable Liana Lazar

Un pays fort est un pays peuplé sous Ceausescu l’avortement est interdit si une femme n’a pas plus de cinq enfants. Beaucoup de femmes se retrouvent à accoucher sans avoir le désir d’enfanter et leurs enfants sont surnommés « Enfants du diable » (le diable étant Ceausescu).

Elena Cosma est une célibataire endurcie, sage-femme en Roumanie sous  ne rêvant que d’une chose, être mère. Lorsque l’occasion se présente, une jeune femme qui ne souhaite pas garder son fils, Elena se propose alors d’être sa mère de substitution. Cependant la jeune femme qui a légué son fils à Elena commence à être de plus en plus présente, Elena décide de partir pour Prigor en Moldavie sans la prévenir. La bas elle mène une vie de sage-femme avec son fils qu’elle surprotège, assez mal vue par ses voisins, elle est à l’origine de l’ouverture d’une maison d’enfants (orphelinat), l’ambiance du village est très tendu surtout que le maire Ivanov abuse de son pouvoir.

Très vite l’orphelinat est saturé et les enfants subissent de mauvais traitement. Plusieurs thèmes sont abordés dans ce livre, Tchernobyl, le traitement des enfants pendant le régime de Ceausescu, l’arrivée des humanitaires..

C’est avec brio que Liana Lazar nous emmène en Moldavie, l’atmosphère sinistre et angoissante prend le pas pour le lecteur, les personnages sont très finement exploré, l’auteure a réussi à retranscrire une véritable ambiance. On ne ressort pas indemne de cette lecture.

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Le quart d’heure du mercredi

J’ai décidé de faire une nouvelle catégorie, je raconte pendant un petit quart d’heure ma semaine, ce que je fais, où je vais pourquoi je le fais.

Cette semaine j’ai suivi une formation obligatoire, je me suis rendu à une journée autour de la lutte contre les discriminations (ainsi donc il y en a 22 de répertoriés, les petites dernières : la précarité sociale et la perte d’autonomie). C’était vraiment intéressant, je crois que la meilleure partie de la journée ça a été lors de la rencontre avec une intervenante qui est conseillère JobCoach (qui accompagne les personnes atteintes de maladie psychique dans les milieux du travail dit ouvert).

Hier j’ai mis à jour le site internet (j’aime beaucoup faire ça, j’aime bien tout ce qui touche à l’informatique généralement) mais également je me suis occupée de répertorier les premiers romans qui sortent en 2017 pour le festival 2018 (afin que les lecteurs puissent commencer dès Février à les lire).

Demain il y a la soirée du Prix Littéraire du Second Roman (ça a de l’importance pour un écrivain surtout si le premier a été un succès mais c’est aussi une angoisse) mais j’accompagne également l’un de mes bénévoles à un ateliers lecture dans un ESAT (bien que je passe mon temps à dire que je ne veux pas travailler dans le social j’ai la sensation d’y revenir constamment, c’est assez contradictoire).

Vendredi c’est les vacances et je retourne travailler pour une association avec laquelle je travaille souvent l’été.A partir du 24, je continuerai mes chroniques sur les livres et les premiers romans prochainement.

L’atelier de lecture duquel je m’occupe lit Anne Collongues, Ce qui nous sépare, c’est pour un habitat jeune, c’est plutôt fou de voir combien cela peut réunir un roman, bien que celui-là soit très (parfois trop ) défendu par les professeurs, les ateliers (etc….).

Allez le quart d’heure est terminé, les filles font passer des entretiens pour les écrivains en résidence c’est fascinant en tout cas.

Bonne journée.

Je dispose d’un quart d’heure

Anne Sophie n’est pas encore là et il me reste un petit quart d’heure voir un peu plus avant de me rendre au Douanier Rousseau. Ce lycée de Laval que j’aime bien, il est étrange mais en même temps très sympathique. Il fait froid ici à Laval, il fait froid mais je vais raconter un peu tout ça, tout me vient en même temps, je suis arrivée ici le 3 Octobre 2016, dans une association sympathique qui se nomme Lecture en tête. Mon rôle est de coordonner et d’animer des ateliers lecture, c’est à dire que je fais les calendriers, les conventions, que je lis à voix haute des premiers romans, le but c’est aussi d’amener le public dit empêché de s’intéresser à la littérature contemporaine française.

Je fais aussi d’autres choses, j’accompagne les auteurs dans des rencontres scolaires, demain ce sera Marlène à Avesnières, je gère le compte twitter de l’association, je mets à jour le site internet et je lis beaucoup de premier roman.

Pour la première fois de ma vie je fais un travail dit de bureau mais également de terrain. Demain soir on accueille Alexandre Postel au Cafés Étienne pour son troisième roman : Les deux pigeons (que je vais chroniquer, je l’ai beaucoup aimé même si la plupart des bénévoles trouvent que c’est très générationnel). J’aime beaucoup ce que je fais en ce moment, c’est drôle de voir cette facette là des métiers du livre, ça change de la librairie, je pense à tous mes anciens collègues pour qui ce doit être l’effervescence en ce moment, je souris en y pensant, Noël ce fléau des commerces. Allez voilà Anso je file