Le meilleur des mondes- Aldous Huxley

La science fiction est devenu l’un de mes genres préférés, enfin surtout depuis peu. Le Meilleur des Mondes d’Huxley est vraiment impressionnant. Dans une société qui est gérée par la passion de la science, les êtres humains naissent dans des boites in vitro, sont condamnés au bonheur et n’ont pas le droit à la tristesse, si celle-ci les guette ils sont dans l’obligation de prendre du soma, une pilule qui rend heureux.

Dans cette société où les hommes sont divisés en castes, Bernard est un Alpha Béta + plutôt laid et pas très intéressant, une erreur scientifique, cela lui permet d’être bien plus humain que la plupart de ses contemporains et d’avoir conscience de son sort.

Il propose à Lénina une très jolie jeune femme de l’accompagner dans le désert des Etats-Unis pour y voir les derniers sauvages. C’est là qu’il va rencontrer une femme et son fils qui viennent du Londres moderne, le sauvage sera exposé aux yeux de cette société moderne et sa mère va se droguer au soma afin d’oublier son existence misérable.

Véritable critique de la société moderne et de son évolution progressiste voir parfois complètement immorale, Aldous Huxley nous offre ici un portrait très cynique de notre vie.

Extrait :

« Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. »

le meilleur des mondes

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