L’espoir est le dernier à mourir d’Halina Birenbaum

Livre_Birenbaum_Espoir

Survivante de la Shoah, c’est le témoignage d’une femme qui croit de nouveau en l’amour et qui raconte l’horreur des camps de concentration. Souvent on se dit que l’on sait tout de la seconde guerre mondiale, en classe j’ai eu l’occasion d’étudier le nouveau roman qui faisait suite à cette déconstruction psychologique.

Nous n’avons pas étudiés de témoignage cependant j’avais lu La Douleur de Marguerite Duras (livre qui raconte le retour de Robert Anthelme son compagnon des camps de concentration). Les ravages humains, psychologique, physiologiques sont très présents. Halina raconte sa vie dans le ghetto, les capos (les prisonniers privilégiés qui torturaient les plus faibles), les différents moments où elle a failli mourir, sa lutte pour la survie, son désespoir ,l’exemple que sa mère lui a fourni dès son plus jeune âge. Je l’ai lu très vite, c’était angoissant, le plus dur fut sans doute les moments où elle y est retournée en tant que visiteuse.
J’ai beaucoup aimé ce livre trouvé par hasard en auberge de jeunesse.

Aparté :

Lorsque nous avons étudié le rapport entre la seconde guerre mondiale et la déconstruction de la littérature ( ce qui je dois dire a été l’un des passages des plus passionnants de ma scolarité de lectrice) notre professeur nous avait passé l’expérience de Milgram ainsi que le documentaire de Claude Lanzman Shoah, j’avais pour ma part approfondi avec La Douleur de Marguerite Duras, Jan Karski de Haenel. J’avais également déjà lu Primo Levi ; Si c’est un homme . Lorsque je suis arrivée à Aix-en-Provence l’une des premières visites que j’aie faite et qui était non loin de chez moi c’était Le Camp des Milles. Le Camp des Milles n’est pas un camp de concentration mais un camp pour les réfugiés cependant si un jour vous êtes amenés à le visiter vous verrez que le site est encore sous haute surveillance, de ma fenêtre je voyais la cheminée : c’était une tuilerie avant d’être un camp. (personne n’y a été brûlé, il s’agissait d’un camp de transfert). Une fois de plus l’exposition finissait par l’expérience Milgram. La déresponsabilisation. J’imagine que l’on vous a souvent parlé des camps, de la seconde guerre mondiale, ce sur quoi notre cours était axé c’ était la déconstruction psychologique et voir jusqu’où l’homme est allée dans son inhumanité. Notre professeur insistait sur le point que pour la première fois on mettait la science au service de l’homme afin d’exterminer celui-ci. Elle insistait en nous demandant ce que nous on aurait fait non pas à la place de prisonniers mais bien des S.S. elle invitait à réfléchir sur la déresponsabilisation et elle nous mettait en face de cas de figure où peut être nous aurions fait de même ..

 

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